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"Sans frontières, sans limites" : 9 artistes polonais à la Seyne

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Invités par le Centre d’Art du Bosphore et la Galerie des Arts Contemporains, 9 jeunes plasticiens, pour la plupart fraîchement sortis de l’ Ecole Nationale des Beaux-Arts de Gdansk, exposent leurs oeuvres dans ces deux lieux seynois. Le choix est éclectique, mais semble bien être emblématique de l’art actuel pratiqué en Pologne : caractère iconique des oeuvres, certaine dose de nostalgie et de romantisme, très grand savoir-faire avec préférence pour le dessin et les arts graphiques, thème récurrent de l’homme, représenté en mi-teintes, non pas avec un réalisme figuratif, mais plutôt par touches suggestives de ce qui constitue l’esprit humain ou l’expérience humaine. Témoins les titres de ces oeuvres : "portrait", "cocon", "autoportrait", "humain", "régime miracle", "la poupée", "par avion", "eros et thanatos", "leçon d’anatomie", "qu’est-ce qui éclôt dans ma tête ?" etc.. Pas d’engagement subversif, pas de message politique ou social si cher à nos plasticiens compatriotes, non, il y est question de l’homme, tout simplement.

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Polkowski, peintre, Bobowik, organisatrice, Tegowska, peintre, Wasiel, sculpteur, Wallner, peintre . Sur le mur, oeuvres de Hac

Un des aspects le plus frappant de cette exposition serait le grand savoir-faire, la grande maîtrise des techniques diverses employées : le dessin, la gravure ou l’estampe, la sérigraphie, la peinture, la sculpture, la photographie. L’explication m’a été donnée par l’organisatrice, Elsbieta Tegowska, artiste et elle-même enseignante en arts : le diplôme est obtenu après 6 années d’études, la première année consistant exclusivement à apprendre le dessin, avec un régime de 8 heures par jour...Ce qui, pour nos écoles qui privilégient l’idée et le concept, pourrait sembler dépassé voire inutile, est en fait un vrai gage de qualité de réalisation. Aucun doute là-dessus.

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"Ahh ! c’est le chat de la reine", oeuvre de Wallner, galerie des Arts Contemporains, La Seyne centre

Deux oeuvres méritent une mention spéciale, celles de Barbara Polkowska-Ugwu, avec ses compositions tissées de matériaux divers, et celles de Dorota Splocharska, avec ses scuptures "molles" appelées "cocon", faites d’empilements de vêtements anciens ayant appartenu à sa grand-mère, deux oeuvres qui remettent en question le cadre classique du tableau et se rapprochent de mouvements tels que Support Surface ou Arte Povera (puisqu’en France, on aime bien les classifications). Nous reparlerons aussi dans ces colonnes d’Elsbieta Tegowska qui présentera une expositon personnelle au Bosphore en novembre.

Comme pour toute exposition de groupe, nous aimerions en savoir plus sur chaque artiste, mais le contact est établi, c’est le principal, et c’est à un véritable festival plastique que nous convient ces deux galeries. A une joyeuse rencontre aussi : les quatre artistes et les organisateurs qui ont accompagné l’exposition n’étaient pas des plus tristes...sauf lors de leur départ, paraît-il. Dommage que la barrière de la langue ait été aussi difficile à franchir.

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sculpture de Wasiel et assemblage "par avion" de Ugwu, Bosphore
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"cocon", de Splocharska, Bosphore

publié le 12 avril 2008

auteur(s) En diagonale /

Exposition @@@@, à voir absolument, pour ouvrir les yeux (une fois n’est pas coutume) sur l’art extra-paca... _Accrochage @@@@, là aussi, la réputation de spécialistes de la composition est confirmée

usqu’au 2 septembre, au Centre d’Art du Bosphore, Les Allées de Tamaris
et à la Galerie des Arts Contemporains, 3, rue Baptistin Paul

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