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Kubilaï Kahn Investigations

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Depuis le début, nos rencontres sont conçues comme un comptoir d’échanges artistiques. Le plateau comme lieu de transactions qui provoquent les interrelations de nos pratiques. Sur scène, se côtoient les arts de la piste, la danse, les musiques et les nouvelles technologies.

Quelles ententes, mésententes ces espaces de croisement, ces pratiques échangées pourrontelles produire ? Amener la transversalité des disciplines à créer cette trame qui est la condition d’une "vie animée".

Ce projet est impliqué dans les distances, dans les géographies, dans des itinérances et des évènements migratoires. II y a parmi nous des artistes japonais et tchèques ; ensemble, nous nous penchons sur les nombreux temps passés hors de nos frontières : pays d’Europe de l’Est, désert du Sinaï, Amérique Latine, Caraïbes, Japon. Regard sur l’emmêlement du monde, processus inarrêtable qui mêle les matières du monde et qui conduit à une interaction culturelle accentuée et multiple. Regard sur l’étendue du monde. Les sociétés et les hommes maintiennent les singularités de leurs identités et offrent des résistances pour préserver cette étendue.

Ces réflexions concernent les bords du plateau, ses limites qui touchent à la tension du dehors, à l’appel de l’extérieur, à son réel. Ce partage du regard est donc une proposition de contenu. Et peut peut-être aider à faire face aux dangers que sont l’uniformisation généralisée, le repli identitaire et ses figements qui traquent l’emmêlement du monde et son étendue.

II n’y aura pas de rencontre sans manifestation d’altérité, sans espace du différent. Cela est pour nous comme un point de départ. La danse est l’approche de nos inconnus, une pente qui descend vers les plaisirs des premières fois, vers le vertige de l’ailleurs. Comment faire pour que le même horizon ne s’installe pas partout ? Comment donner l’espace quand l’autre est une minorité ?
Danser c’est vouloir que l’espace et le temps soient une invention.

Être là à l’endroit de ces intersections, au point de contact où nos corps se rencontrent pour développer de nouvelles potentialités.

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Franck Micheletti - 34 ans
Danseur et directeur artistique de KKI : "On ne possède que des distances"
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Chiaru Mamiya - 23 ans - Japonaise
" Danseuse, danseuse, danseuse, qui chante aussi. Chiharu, ça veut dire mille beau temps en japonais "
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Andréa Konstankiewiczova - 28 ans
Violoncello of KKI : " Come to travel with us but don’t forget your passport "
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Nuno Olim - 30 ans - Portugais
" Vidéo Jammer, Dançar é fixe ! Dedicatoria : Toda a Familia Do Bairro Alto, Mat, Fab, etc .. "
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Hugo Nazir - 27 ans
Batterie, Tabla et autres Harmonimélodies : " Aucun passeport pour les frontières de l’esprit "
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Rui Owada - 31 ans
Interprète Japonais : " Enjoy yourself !! Have Fun !!"

et d’autres encore :

Pierre Vigna - 46 ans - régisseur lumière - régisseur général
"J’ai essayé la flûte à 7 ans, mais arrivé au bout du répertoire je me suis mis à la lumière. "

Rémi Combret - 39 ans - sonorisateur
"ça m’fait pensé que mon passeport n’est + valable, peut-être lavable .... ! "


publié le 12 avril 2008

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